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LES 7 FÊTES DE L' ÉTERNEL III

LA FÊTE DES EXPIATIONS (2)

LA FÊTE DES EXPIATIONS (2) - Les yeux sur Jésus

Lévitique 16 ; Lévitique 23 : 26-32 ; nombres 29 : 7-11

 

Lors de la dernière étude, nous sommes restés sur ces interrogations :

Si l’œuvre de l'expiation, par le sang de l'animal est une œuvre de justification et de purification, en quoi cela concerne -t- il Dieu ? Dieu aurait-il besoin d'être justifié ?

 

Nous répondrons plus précisément à ces questions lorsque nous étudierons ensemble le livre de l'Apocalypse mais il est bon de pouvoir y répondre déjà en partie.

 

Oui, Dieu est accusé, Dieu est accusé depuis l'origine du mal dans le ciel.

Ce mal est apparu dans le coeur de Lucifer : « Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu … Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi ... Ton cœur s’est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat » (Ézéchiel 28:14-17)

«  Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, (en latin Lucifer) fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut. » (Esaïe 14:12-14)

 

Le but ultime de Lucifer fut de prendre la place de Dieu, de prendre son trône :

« l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. » (Thessaloniciens 2:3)

 

Satan ne peut prendre le trône de Dieu par la force, même celui qui fut le plus puissant des anges n'est rien en comparaison du Créateur de toutes choses, « le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant » (Apocalypse 1:8)

Satan dut commencer son oeuvre dans le coeur des anges en utilisant le mensonge :

« Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre » (Apocalypse 12:3,4). Ce texte nous montre que le dragon « le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan » (Apocalypse 12:9) a entraîné le tiers des étoiles du ciel, c'est à dire le tiers des anges de Dieu : «  Les sept étoiles sont les anges «  (Apocalypse 1:20).

Comment les a-t-il entraîné ? «  Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel »

Quelle est la signification biblique de la queue ? «  le prophète qui enseigne le mensonge, c’est la queue » (Esaïe 9:14)

C'est par le mensonge que Satan a séduit les hommes, c'est pourquoi notre Seigneur Jésus dira de lui : « il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8:44)

 

Ainsi Satan utilisa le mensonge pour dénaturer le caractère de Dieu et essayer de ramener sous sa coupe le cœur des anges. Il agira de même avec nos premiers parents ; considérez bien ces paroles : « Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? ... Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3:1,5) . Satan est tout simplement en train de dire à Eve que Dieu a menti car le fait de manger le fruit ne les fera pas mourir mais au contraire ils seront comme des dieux ! Alors finalement, Dieu ne veut pas de concurrence, Dieu est égoïste, Il veut conserver son pouvoir pour Lui seul et ne veut pas partager ! Ce chef d'oeuvre de séduction sortant de la bouche du malin plantera les fondements du mal sur la terre et jusqu'à ce jour les hommes n'ont que faire de ce Dieu là, ce Dieu qui est au dessus de tout et qui ne se soucie que peu de ses créatures ; Mais l'évangile nous annonce que « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » (2 Corinthiens 5:19)

Dieu n'a pas besoin de quoi que ce soit pour être réconcilié avec nous car Il est la grâce et l'amour mais c'est bien nous qui devons être réconciliés avec Lui en le redécouvrant tel qu'Il est, en oubliant ce « Dieu » que Satan nous a décrit mensongèrement.

C'est d'ailleurs dans ce mensonge portant sur la nature de Dieu que les hommes sont retenus captifs.

Ainsi, Jésus viendra révéler et glorifier Son Père afin de montrer aux hommes la vérité sur qui est Dieu : « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira «  (Jean 8:32)

Si Satan est menteur et qu'il nous a entraîné dans la mort à cause de ses mensonges, Jésus est

« le chemin, la vérité, et la vie « (Jean 14:6). La vérité peut tous nous affranchir du mensonge.

 

Oui Dieu est accusé depuis un passé très lointain, et Il doit être justifié devant les hommes et l'univers tout entier.

Ceux qui ont suivi les mensonges du diable restent dans l'accusation contre Dieu mais Dieu sera justifié : «  Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit : Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsqu’on te juge. » (Romains 3:4)

 

Le jour des expiations revêt donc un caractère tout particulier car il comporte l'expiation pour le peuple mais inclut aussi l'expiation pour le sanctuaire, touchant Dieu Lui-même. Je voudrai prendre encore ces deux passages de la parole de Dieu pour appuyer cette vérité :

«  Deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié. » (Daniel 8:14)

Cette prophétie se rapporte à la fin des temps et nous aurons l'occasion d'y revenir.

La traduction littéral de ce texte est celle-ci : « Deux mille trois cents soirs et matins ; puis Le Saint sera justifié ».

Le mot traduit par « sanctuaire » est en hébreu « qodesh » qui signifie premièrement « Le Saint » et qui qualifie donc Dieu Lui-même ; puis le mot traduit en français par « purifié » est en hébreu

« tsadaq » qui signifie « justifié ». Le contexte de ce verset nous montre que c'est Dieu qui doit être justifié, un temple peut être purifié, mais la justification concerne un être, non un bâtiment.

 

Lorsque nous étudierons le jugement dans l'Apocalypse nous pourrons y découvrir cette merveilleuse image que voit Jean : «  Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. » (Apocalypse 20:11) C'est la seule fois dans toute la bible où il est question d'un trône blanc, vous ne le trouverez nulle part ailleurs ; le mot trône est mentionné 183 fois dans la bible mais c'est ici la seule fois qu'il est qualifié de blanc.

Oui, à la fin du jugement, au seuil de l'éternité, le trône de Dieu apparaîtra blanc, lavé de toutes accusations, justifié de tout mensonges et la gloire du Dieu qui aime au point de donner sa vie brillera dans l'univers entier d'éternité en éternité !

 

LA FÊTE DES EXPIATIONS (3)

LA FÊTE DES EXPIATIONS (3) - Les yeux sur Jésus

Lévitique 16 ; Lévitique 23 : 26-32 ; nombres 29 : 7-11

 

Nous avons vu que l'expiation pour le peuple allait de paire avec l'expiation du sanctuaire. Ce sanctuaire, nous l'avons cité, représente aussi Dieu car Il est Lui-même le temple du peuple :

«  Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’agneau. » (Apocalypse 21:22)

Je voudrai rappeler que si Dieu doit être justifié, ce n'est pas en raison d'un péché qu'Il aurait commis mais c'est parce que le péché a « taché » l'intégrité de Dieu par ses prétentions (celles du péché) au travers des mensonges de Satan. Le Seigneur doit être lavé de tout soupçon.

Pour le peuple hébreu, le jour des expiations était un jour de jugement, un jour au cours duquel les péchés devaient être éradiqués définitivement. C'est l'expiation finale, l'expiation qui précède le retour de Celui qui « ôte le péché du monde »(Jean 1:29)

Le grand prêtre entrait dans le lieu très saint, une fois par an seulement, afin d' achever l'expiation pour le sanctuaire et pour le peuple ; cette expiation accomplie, Il sortait du sanctuaire pour retourner vers le peuple, image de Christ achevant son ministère d'intercession et retournant sur la terre, vers son peuple ; Nous développerons mieux ces choses dans le livre de l'Apocalypse.

L’œuvre d'expiation finale est l'oeuvre que l'on appelle aussi l'effacement des péchés :

« Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ » (Actes 3:19,20). Ce texte est très précis dans sa chronologie : effacement des péchés, temps de rafraîchissement, retour de Jésus. J'en profite pour introduire ici la notion de pluie du Seigneur qui trouvera son importance dans nos prochaines études.

« Les temps de rafraîchissement » font référence à ce qu'on appelle la pluie de l'arrière saison :

«  je donnerai à votre pays la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison, et tu recueilleras ton blé, ton moût et ton huile » (Deutéronome 11:14, Jérémie 5:24, Joël 2:23)

Le première pluie, celle d'automne, symbolise la pentecôte, L'Esprit qui vient sur son peuple afin de semer l'évangile, c'est le temps de la semence, le commencement de l'oeuvre d'évangélisation.

La seconde pluie, celle de printemps (ou arrière saison) est celle qui fait mûrir les récoltes, la pluie tardive qui précède la moisson. Il s'agit de l'effusion finale du Saint Esprit dont parle Joël, la pluie qui permettra d'achever l’œuvre de prédication et de faire mûrir la moisson avant que Le Seigneur ne vienne la chercher pour l'emporter dans « les greniers célestes » :

«  Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions... Le soleil se changera en ténèbres, Et la lune en sang, Avant l’arrivée du jour de l’Eternel, De ce jour grand et terrible. (Joël 2:28-31)

«  Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matthieu 24:14)

Nous reviendrons aussi sur ce sujet.

Le jour des expiations est donc aussi un jour de jugement pour le peuple de Dieu, jour qui précède le retour de Jésus.

Nous retrouvons ce jugement du peuple dans le livre de Daniel.

A trois reprises, nous retrouvons cette même séquence :

1) La petite corne

2) Le jugement

3) Le retour de Jésus, l'établissement du royaume éternel

 

Voici la première séquence

 

1) «  Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles,,, » (Daniel 7:8)

2) «  Je regardai, pendant que l’on plaçait des trônes. Et l’ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure ; son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille millions se tenaient en sa présence. Les JUGES s’assirent, et les livres furent ouverts. » (Daniel 7:9,10)

3) «  Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. » (Daniel 7:13,14)

 

La seconde séquence se trouve condensée ici en deux versets seulement

 

«  1) Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l’emporter sur eux, 2) jusqu’au moment où l’ancien des jours vint donner le jugement aux saints du Très-Haut, 3) et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume. » (Daniel 8:21,22)

 

Puis une troisième séquence est répétée

 

«  1) Un autre (la petite corne) s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois. Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps. 2) Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour toujours. Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux, seront donnés au peuple des saints du Très-Haut. Son règne est un règne éternel, et tous les dominateurs le serviront et lui obéiront. » (Daniel 8:24-27)

 

Ce jugement à lieu dans le temps de la petite corne et avant le retour de Jésus. Il peut être difficile de croire dans un premier temps que les croyants doivent être jugés alors que Le Seigneur nous a dit : «  celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement » (Jean 5:24) mais Le Seigneur parle ici du jugement dernier car il y a bien un jugement pour le peuple de Dieu «  nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore : Le Seigneur jugera son peuple » (Hébreux 10:30) puis «  L’Eternel jugera son peuple ; Mais il aura pitié de ses serviteurs... » (Deutéronome 32:36, Psaumes 135:14))

« nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. » (Romains 14:10)

« Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de Dieu ? » (1 Pierre 4:17)

Voyez qu'il y a bien un jugement pour les croyants. Ce jugement n'est pas là pour condamner mais pour justifier, il libère des accusations, il justifie les saints. Il est différent du jugement dernier qui touche les réprouvés car en ce jour de jugement «  nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2:1) et Il intercède en notre faveur, en opposition à celui qui est «  l’accusateur de nos frères, celui qui les accuse devant notre Dieu jour et nuit. » (Apocalypse 12:10)

 

Voici une histoire qui est un type exact de l'oeuvre se déroulant au jour des expiations :

«  Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Eternel dit à Satan : Que l’Eternel te réprime, Satan ! que l’Eternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : Otez-lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. » (Zacharie 3:1-4)

Nous verrons dans le livre de l'Apocalypse, le peuple de Dieu, l'épouse, se revêtir d'habits de fête, la robe de fin lin, celle qui lui permettra d'entrer dans la salle des noces de l'Agneau :

«  Réjouissons-nous, tressaillons de joie, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, et son épouse s’est parée. Et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin pur et éclatant. Or ce fin lin désigne la justice des Saints. » (Apocalypse 19: 7,8)

 

LA FÊTE DES EXPIATIONS (FIN)

LA FÊTE DES EXPIATIONS (FIN) - Les yeux sur Jésus

Lévitique 16 ; Lévitique 23 : 26-32 ; nombres 29 : 7-11

 

Le bouc pour Azazel

 

SI nous avons vu que Dieu et les hommes étaient touchés par ce jugement du jour des expiations, il nous faut savoir que les anges sont spectateurs de ces choses et nous le découvrirons ensemble dans le livre de l'Apocalypse. Il y a cependant un ange qui lui aussi est le sujet de ce jour des expiations, un ange déchu : Satan, ce personnage qui a semé le péché dans l'univers, ce serpent qui a inoculé par sa morsure, le venin du mensonge dans le sang des hommes. Il porte de nombreuse appellations : « le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre… » (Apocalypse 12:9), l'adversaire (1 Timothée 5:14 / 1 Pierre 5:8). Il est l'accusateur des frères (Apocalypse 12:10), le père du mensonge (Jean 8:44), le prince de ce monde (Jean 12:31 / 16:11), le dieu de ce siècle (2 Corinthiens 4:4). On le compare aussi au léviathan « En ce jour, l’Eternel frappera de sa dure, grande et forte épée Le léviathan, serpent fuyard, Le léviathan, serpent tortueux ; Et il tuera le monstre qui est dans la mer » (Esaïe 27:1).

Il est appelé au jour des expiations le bouc pour Azazel. Certains identifient ce bouc à Jésus Lui-même mais plusieurs éléments dans le texte ne vont pas dans ce sens. Pour donner une connotation divine à ce bouc, on attribue le « el » du mot Azazel comme étant la racine « EL » signifiant Dieu, racine que l'on retrouve effectivement dans de nombreux noms bibliques comme Daniel , Michael, Gabriel, Ézéchiel, Joël etc. Cependant le mot français Azazel est en réalité en hébreu «  az-aw-zale’ », mot dans lequel la racine « El » n'existe pas.

« az » signifie bouc, chèvre, chevreau et « aw-zale’ » signifie partir, disparaître, s'évanouir, se précipiter. Le nom même Azazel est donc la définition du bouc qui va disparaître.

Le fait qu'il y ait deux boucs, un pour l’Éternel et l'autre pour Azazel montre bien la différence et l'opposition du symbole de ceux-ci , les deux ne sont pas pour l’Éternel. Le tirage au sort, est une pratique rare mais il est nécessaire ici car on ne peut accuser Dieu d'avoir choisi l'un ou l'autre animal pour Lui, l'injustice d'un choix venant de lui est écartée.

On peut noter un point important : Le bouc pour l’Éternel est offert en sacrifice, symbole de la mort de Christ, alors que le bouc pour Azazel est emmené vivant dans le désert, son sang ne coule pas et ne pénètre pas dans le sanctuaire, il est en dehors du plan du salut. De plus, l'imposition des mains dont il est sujet, porte une ordonnance particulière : « il (Aaron) confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché ; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert  à l’aide d’un homme qui aura cette charge. Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert. » (Lévitique 16:21,22). Il y a ici l'idée de confessions des péchés sur le bouc, le vrai responsable. Dans toutes les impositions des mains faites pour les sacrifices, cette notion de charger l'animal des péchés n'existe pas, c'est un point important sur lequel il nous faudra revenir un jour. Ce bouc sera conduit dans le désert, dans lequel il mourra ; nous retrouverons cette image dans le livre de l'Apocalypse  alors que Satan sera lié sur la terre, une terre vide de tout homme, un désert, désert dans lequel il trouvera la mort.

 

Faisons un point.

Nous avons vu que les 3 premières fêtes symbolisaient l’œuvre de justification de Jésus en faveur de l'homme. La 4ème, la pentecôte, est le symbole de la sanctification, la marche, la vie avec Dieu.

Les 3 dernières fêtes nous décrivent l’achèvement de l’œuvre du salut :

La fête des trompettes est une annonce du grand jour des expiations, jour de jugement qui voit le retour de Jésus sur terre. Dans ce jour, Jésus Christ achève son œuvre médiatrice et sort du lieu très saint, le ciel, pour retourner vers son peuple et lui apporter toute justice, tout en démontrant la justice parfaite d'un Dieu sans tâche, la faute retombant sur le véritable coupable, Satan.

Il nous reste à voir la dernière fête, celle de l'accomplissement, la fête dans laquelle tout s'achève, celle qui porte en elle l’espérance de toutes les générations des filles et des fils des hommes,

la fête des tabernacles.

 

LA FÊTE DES TABERNACLES

LA FÊTE DES TABERNACLES - Les yeux sur Jésus

Lévitique 23 : 33-44 ; Deutéronome 16:13-17; Nombres 29:12-39 ; Néhémie 8 :14-18

 

Voici donc la dernière fête de l'année juive, « soukkot », la fête des « cabanes » durant laquelle les israélites se fabriquaient une « soukka », habitation « végétale ».

Elle commence le 15ème jour du 7ème mois, c'est à dire 5 jours après le jour des expiations, jour de jugement. Elle dure 8 jours et elle est inclus entre deux sabbats, le 1er jour étant un sabbat ainsi que le 8ème jour. Cela nous indique que cette fête nous parle d'un repos, le repos parfait de Dieu.

La fête des expiations, qui précède cette fête, étant la fête qui a vu (dans le symbolisme) le retour de Jésus, nous nous trouvons donc après ce jour glorieux. Cela suggère que nous sommes là dans l'éternité, dans le repos de Dieu (entre 2 sabbats), sur la nouvelle terre.

A part les sacrifices offerts en ces jours là, sacrifices nous indiquant que rien ne serait possible sans la mort de Jésus, voyons ce que dit le texte sur le contenu de cette fête :

 

« Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres » (Lévitique 23:40)

Cela n'est pas sans nous rappeler le jardin d’Éden : «  L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir (beaux) et bons à manger » (Genèse 2:9) «  Tu pourras manger de tous les arbres du jardin »  (Genèse 2:16), les fruits du paradis «  A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. » (Apocalypse 2:7).

Nous avons certainement là une allusion au paradis de Dieu.

Le texte continu ainsi :

 

« des branches de palmiers » (Lévitique 23:40) ; la branche de palmier à une signification particulière. La branche de palmier, la palme, rappelle la présence de Dieu. Nous la retrouvons partout comme motif dans la construction du temple de Dieu : « Il fit sculpter sur tout le pourtour des murs de la maison, à l’intérieur et à l’extérieur, des chérubins, des palmes et des fleurs épanouies. » (1 Rois 6:29)

Voici plusieurs versets dans lesquelles vous retrouverez la palme dans la maison de Dieu : 1 Rois 6:32,35 ; 7:36 ; 2 Chroniques 3:5 ; Ézéchiel 40:16,22,26,31,34,37 ; 41 :18,20,25,26

Celui qui tient cette palme à la main est celui qui est dans la maison de Dieu.

Il n'est pas étonnant de trouver alors les rachetés en présence de Dieu avec des palmes à la main : «  Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. » (Apocalypse 7:9)

Ce dernier épisode est aussi très parlant : « Le lendemain, une foule nombreuse de gens venus à la fête ayant entendu dire que Jésus se rendait à Jérusalem, prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » (Jean 12:12,13)

 

 

« vous prendrez des saules de rivière » (Lévitique 23:40) Le saule est celui qui pousse, qui grandit en la présence de Dieu : «  Je répandrai mon Esprit sur ta race, Et ma bénédiction sur tes rejetons. Ils pousseront comme au milieu de l’herbe, Comme les saules près des courants d’eau. » (Esaïe 44:3,4)

 

« et vous vous réjouirez devant l’Éternel »(Lévitique 23:40)

Voilà qui confirme que nous sommes bien en la présence de l’Éternel, pour une réjouissance.

 

« Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter sous des tentes les enfants d’Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. »(Lévitique 23:42) ; On fête donc la libération, la sortie d’Égypte et dans le contexte de la fin, la sortie de l'ancien monde pour une nouvelle terre.

Comme pour la pâque, 1ère des 7 fêtes, la délivrance est au cœur de cette festivité, 7 ème et dernière fête de l'année. Si la pâque me libère de l'esclavage et me dirige vers la terre promise, la fête des tabernacles est l'entrée dans cette terre qui n'est plus « promise » mais promesse réalisée d'une éternité de bonheur auprès de Dieu, dans la grande famille céleste.

Il y a peu de détails sur cette fête car on ne peut ni décrire ni imaginer les choses merveilleuses du royaume à venir. L'éternité nous révélera encore et encore les trésors de Dieu afin que nous puissions « comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance » (Éphésiens 3:18-19)

 

En attendant que ces jours d'éternité arrivent, demeurons fidèles « à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Éphésiens 3:20-21)