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LES 7 FÊTES DE L' ÉTERNEL II

LA FÊTE DES MOISSONS (OU SEMAINES), LA PENTECÔTE (1)

LA FÊTE DES MOISSONS (OU SEMAINES),  LA PENTECÔTE (1) - Les yeux sur Jésus

Lévitique 23:15-21, Nombres 28:26-31, Deutéronome 16:9-11

 

Cette fête est la fête de l'été et il faudra compter 50 jours après le jour des prémices pour arriver à cet évènement. Dans le nouveau testament on lui donnera le nom de pentecôte, du grec « pentekoste » qui signifie le cinquantième jour.

Dès le départ le ton est donné : «  Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d’autre, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième sabbat ; et vous ferez à l’Eternel une offrande nouvelle. » (Lévitique 23:15,16).

Le nombre 50 apparaît ici, 50 est un nombre que nous avons déjà vu et qu'il est bon de ne pas oublier :  « Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants : ce sera pour vous le jubilé » (Lévitique 25:10)

L'idée de liberté prédomine dans le jubilé et la liberté et ce à quoi Jésus nous a appelé : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8:36)

Nous retrouvons aussi l'idée de prémices qui, comme nous l'avons vu, est le symbole de la vie nouvelle en Christ :  «  Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu’ils soient agités de côté et d’autre ; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain : ce sont les prémices à l’Eternel. »(Lévitique 23:17). Il y a là un un fort rappel de ce que nous avons vu dans le symbole de ces pains, la communion avec Christ par sa parole vivante, 2 étant le chiffre de la communion. On peut noter encore que notre part, notre foi personnelle, est engagée dans cette communion avec Dieu car ces pains seront faits et apportés « de vos demeures » dit l'Eternel. Ces pains « agités de coté et d'autre » sont « vivants » comme la gerbe de la fête des prémices (Lévitique 23:11)

Nous avons vu que les fêtes de printemps représentent la justification que Christ accomplit en nous et pour nous ; la fête des moissons, elle, représente la sanctification. C'est l’œuvre qui suit la justification, c'est, après la nouvelle naissance, ma vie nouvelle de tous les jours, mon cheminement avec Dieu, une marche dans la sainteté par la communion avec Dieu : « vous serez saints, car je suis saint » (lévitique 11:44). Dieu ne nous demande pas de devenir saints par nos seuls effort personnels car « ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi » (Romains 7:18) mais Dieu dit que par une communion intime avec Lui, sa sainteté me sanctifiera :  «  Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Thessaloniciens 5:23) . C'est l'oeuvre de Dieu en nous, et cela s’accomplit aussi par ces deux pains de communion, la parole de Dieu qui me nourrit chaque jour : «  Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité. » (Jean 17:17)

Un problème se pose dans le texte : «  Vous apporterez de vos demeures deux pains … cuits avec du levain » Pourquoi du levain ? Nous avons vu clairement que le levain représentait le péché et que Dieu nous appelait à le rejeter. Dans le contexte de la sanctification, Dieu va donner un autre sens au levain. La particularité du levain est de « faire lever toute la pâte »  (1 Corinthiens 5:6) .

Regardons comment le péché progresse et fait lever toute la pâte « Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. » (Jacques 1:14,15)

Nous pouvons noter la progression du levain jusqu'à ce qu'il ait accompli son œuvre finale : la mort. Mais grâce soit rendue à Dieu qui a fait venir le royaume de Dieu lui même en Jésus Christ pour terrasser sur cette terre le péché, le levain terrestre. Notons ce que dit Jésus sur le royaume de Dieu: « Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit : Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point : Il est ici, ou : Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous » (Luc 17:20,21). Il parle ici de sa présence. Dieu va utiliser le levain céleste pour nous rendre victorieux du péché dans notre vie de chaque jour, c'est pourquoi Jésus dira du levain : « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée. »

Voici le levain du Ciel, celui qui grandit en nous afin de faire lever toute la pâte : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre l’achèvera pour le jour de Jésus-Christ. » (Philippiens 1:6). Il s'agit bien sur ici de l’œuvre du Saint Esprit car c'est Lui-même qui nous sanctifie : « vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. » (1 Corinthiens 6:11)

Il y a donc deux levains, le terrestre, le péché qui grandi en l'homme jusqu’à lui apporter la mort, et le levain céleste, c'est la croissance de Jésus en nous, l'installation du royaume de Dieu dans notre coeur.

Et face à cette œuvre grandissante que le Seigneur veut achever en nous, nous pouvons nous écrier avec Jean Baptiste « Il faut qu’il croisse, et que je diminue » (Jean 3:30)

Une condition s'impose quand même dans l’œuvre de la sanctification car Dieu ne peut me transformer et me sauver malgré moi. Je dois bien sur chercher sa présence chaque jour et le laisser agir en moi : «  Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. » (Jean 15:4)

 

LA FÊTE DES MOISSONS (OU SEMAINES), LA PENTECÔTE (2)

LA FÊTE DES MOISSONS (OU SEMAINES),  LA PENTECÔTE (2) - Les yeux sur Jésus

Lévitique 23:15-21, Nombres 28:26-31, Deutéronome 16:9-12

 

Ainsi nous avons vu que la fête des moissons indique l'idée d'une vie de communion avec Dieu :

«  la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12:14)

C'est un appel à vivre de la vie de Dieu Lui-même comme il en fut à la création de l'homme, un amour parfait entre Dieu et sa créature , une créature reflétant parfaitement son caractère, créée « à son image » .

L'idée de plénitude dans la relation se retrouve dans les sacrifices demandés pour ce jour particulier :  « Outre ces pains, vous offrirez en holocauste à l’Eternel, sept agneaux d’un an sans défaut » (Lévitique 23:18) .

7, nous l'avons déjà vu, c'est le chiffre de ce qui est accompli, il désigne une plénitude, un achèvement. 7 agneaux d'un an sans défauts signifient la plénitude de Christ ; Si l'agneau pascal m'offrait la délivrance du destructeur et de l'esclavage, ces 7 agneaux (la plénitude de Christ) sont le don d'une vie sanctifiée en Jésus Christ, une croissance « en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éphésiens 3:19) « jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Éphésiens 4:13)

Refléter l'amour du Créateur signifie aimer son prochain, être comme Dieu, aimer et donner sans rien attendre en retour. De ce fait, Dieu nous invite, lors de cette fête, à l'amour du prochain, un amour réel qui se traduit par des actes :  « Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu abandonneras cela au pauvre et à l’étranger. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » (Lévitique 23:22) 

Dieu veut que ses enfants lui ressemblent, il nous invite donc a partager avec notre prochain, ainsi nous comprenons cette invitation à Lui ressembler « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5:48)

Si j'ai été touché par la grâce de Dieu, alors je dois communiquer cette grâce à mes semblables car si j'ai été un jour esclave du péché je suis capable de comprendre celui qui l'est encore aujourd'hui ;

C'est pourquoi le Seigneur nous rappelle encore dans cette fête que nous aussi nous étions esclaves avant d'avoir vécu son salut : «  Tu compteras sept semaines… Puis tu célébreras la fête des semaines, et tu feras des offrandes volontaires ... Tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte, et tu observeras et mettras ces lois en pratique. »( Deutéronome 16 : 9-12)

 

Maintenant je voudrai terminer par ce qui semble être une « coincidence » historique mais qui n'en est pas une.

Lorsque nous faisons le calcul, dans le contexte de la sortie d’Égypte , le 50ème jour à partir de la fête des prémices tombe le même jour où Moïse reçu les 10 commandements au mont Sinaï. Ce jour est donc le jour de la pentecôte (fête des semaines ou moissons), il est devenu pour le peuple juif, le jour anniversaire du don de la loi. Il s'agit d'une seule et même fête. Ce qui semble être une coïncidence est le fait que c'est au jour de la pentecôte que les disciples de Jésus reçurent le Saint Esprit : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup... Des langues, semblables à des langues de feu... Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit » (Actes 2 : 1-4)

Voilà qui est troublant lorsque on entend souvent que la loi est abolie et que seule la vie de l'Esprit compte aujourd’hui ! Le Seigneur par cette « coïncidence » veut montrer que Sa loi n'est pas en contradiction avec l'Esprit, bien au contraire car « la loi est spirituelle » (Romains 7:14).

Si l'Esprit de Dieu est en nous, nous marcherons selon sa loi « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements » (1 Jean 5:3)

Le plan de Dieu est de réinscrire en nous sa loi : «  Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Eternel :Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. » (Jérémie 31:33)

Si « le péché c'est la transgression de la loi » (1 Jean 3:4) alors la délivrance du péché nous ramène à l'observation de la loi. Si cette loi est inscrite dans mon cœur, non plus sur de la pierre mais dans mon cœur, alors elle fera partie de moi et je vivrai dans la sainteté de Dieu, selon sa loi. Bien sur cela ne peut se produire que par l'Esprit de Christ en nous et c'est par Lui que la loi est inscrite dans nos coeurs.

 

La fête de la pentecôte célèbre donc l'accomplissement de l'alliance voulue par Dieu, elle est l 'image même d'une vie sainte dans la communion avec Dieu par la vie de Son Esprit en nous.

Un dernier point me paraît important concernant ces 10 commandements qui furent donnés à la première pentecôte. Ces commandements sont souvent compris comme des règles d’obéissance nécessaires pour gagner le salut  avec des « tu feras » et des « tu ne feras pas » mais on oublie que chaque homme est condamné par la loi car il est transgresseur devant elle.

Or, lorsque nous lisons les 10 commandements, nous omettons souvent de lire le point de départ, l'introduction à ces commandements : « Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. » (Exode 20:2) Dieu se présente ici comme Celui qui a libéré son peuple de l'esclavage. Nous avons dans ce verset 2, l’œuvre de la justification, celle de l'agneau pascal qui délivre de la mort et de l'esclavage. Ainsi, il est logique que la suite du texte nous parle de sanctification, c'est à dire que les 10 commandements qui suivent sont des promesses de vie pour chacun, l'oeuvre de Dieu en chacun de nous !

Le Seigneur nous dit : « Puisque je t'ai délivré de la mort et que tu n'es plus esclavage de ton péché, puisque je t'ai fait sortir de l'esprit de ce monde (œuvre de justification)) alors maintenant je serai ton seul Dieu, tu n'auras plus d'idoles, tu me respecteras, tu garderas mon saint jour, tu honoreras tes parents , tu ne tueras plus , tu ne commettra plus d'adultères , tu ne voleras plus, tu ne mentiras plus, tu ne convoitera plus (œuvre de la sanctification)

Ce que nous avons appelé les 10 commandements sont en réalité 10 promesses , des promesses de victoires sur nos péchés. Par la vie de l'Esprit de Dieu en nous, pour tous ceux qui ont fait et qui feront l'expérience de ce merveilleux salut offert en Jésus Christ notre Seigneur, la loi est inscrite dans leur coeurs, car si « le péché est la transgression de la loi », «  Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché » (1 Jean 5:18) « Nous pouvons donc par la grâce de Dieu, « plonger  les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté » (Jacques 1:25)

 

LES FÊTES DE L'AUTOMNE

LES FÊTES DE L'AUTOMNE - Les yeux sur Jésus

Nous avons vu ensemble les 3 premières fêtes en l'honneur de l’Éternel qui s’avèrent être des  images de l’œuvre de justification de Jésus Christ en notre faveur, ce sont les fêtes de printemps.

 

Arrive alors la fête de l'été, la fête centrale, la pentecôte (ou fête des moissons ou semaines) qui symbolise la sanctification, la vie de Christ en nous par Son Esprit, la loi de Dieu écrite dans nos coeurs, accomplissement de l'alliance éternelle :« Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Eternel : Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple » (Jérémie 31:33)

 

Puis viennent les 3 fêtes de l'automne qui clôturent l'année religieuse du peuple de Dieu, fêtes dont la première est la fête des trompettes ; Nous pouvons déjà nous poser la question : Si Dieu nous justifie par le sang de Christ et nous sanctifie par Sa vie en nous, avons nous besoin d'autre chose ?

La réponse est Oui car si le problème de mon péché est (en partie) résolu, le problème du péché en général n'est pas encore réglé. L'oeuvre finale de Jésus Christ dans son plan de la rédemption est l'éradication, l'anéantissement total du péché de l'univers ; Jésus est « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde »(Jean 1:29). L'évangile dans sa plénitude n'est pas un cache misère mais une régénération, une re-création dans sa forme originelle de ce qu'était l'univers avant le péché.

Le péché touche aujourd'hui l'univers entier, les êtres célestes furent les premiers touchés, puis l'être humain et notre planète. Sans parler de la misère humaine et de la méchanceté qui arrivent à leur comble, les bouleversements climatiques, la pollution, la souffrance des règnes animal et végétal sont autant de signes de l'accroissement du péché. Au risque de vous surprendre, Dieu doit être justifié au yeux de l'univers car c'est Lui qui est montré du doigt et tenu responsable du mal qui perdure sur cette terre. Satan est celui qui accuse Dieu et ce depuis la création du monde. Combien d'entre nous on entendu : « Ah s'il y avait un Dieu, il ne se passerai pas toutes ces choses » ou encore « Si Dieu existe alors pourquoi le mal ? » Dans la conscience des hommes, Dieu tient le mauvais rôle. Pour nous, nous savons qui est le prince de ce monde, l'auteur de tout mal.

Alors Dieu doit et Dieu va être justifié devant tous car : « Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu’il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, Et que tu triomphes lorsque on te juge. » (Romains 3:4) « Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. » (Romains 14:11)

Le livre de l'Apocalypse développe dans une très grande partie, le jugement de Dieu, la démonstration de son amour et de sa justice éternelle. Nous verrons ces choses dans le détail.

 

Ainsi les 3 fêtes que nous allons voir ensemble sont significatives des dernières heures de notre planète, heures au cours desquelles Jésus, en tant que souverain sacrificateur, accomplit la fin de son ministère. Si les 4 premières fêtes ont trouvés leur accomplissement dans le passé, au début de l'ère chrétienne, les 3 dernières, celles de l'arrière saison, vont s'accomplir dans les temps de la fin, c'est à dire aujourd'hui. Que Le Seigneur nous donne la sagesse de comprendre ces choses si importantes.

 

LA FÊTE DES TROMPETTES

LA FÊTE DES TROMPETTES - Les yeux sur Jésus

Lévitique 23:24,25 ; Nombres 29: 1-6

 

Nous voici donc à la fête des trompettes, la première fête de l'automne. Hormis les sacrifices d'animaux, (Nombres 29) qui rappellent toujours l'offrande de la vie de Jésus-Christ, nous n'avons pas d’éléments particuliers nous permettant de donner une signification précise à cette fête. Seul le son des trompettes résonne en ce jour : «  Parle aux enfants d’Israël, et dis : Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. » (Lévitique 23:24)

Arrêtons nous sur le sens de la trompette en regardant quelle en était l'utilité dans la bible

Prenons quelques textes.

« Les fils d’Aaron, les sacrificateurs, sonneront des trompettes. Ce sera une loi perpétuelle pour vous et pour vos descendants. Lorsque, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez présents au souvenir de l’Eternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. Dans vos jours de joie, dans vos fêtes, et à vos nouvelles lunes, vous sonnerez des trompettes, en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d’actions de grâces, et elles vous mettront en souvenir devant votre Dieu. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » (Nombres 10:8-10)

Pour toutes les occasions, guerre, délivrance, joie et fêtes «  vous sonnerez des trompettes... elles vous mettront en souvenir devant votre Dieu »  Le son de ces trompettes nous ramène en la présence de Dieu. Ces trompettes appellent à un retour à Dieu dans la solennité.

Elles ont une importance pour la préparation du peuple de Dieu dans son combat contre le mal:

« Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ? » (1 Corinthiens 14:8)

Selon ce texte de Paul, l'avertissement de la trompette doit être clair, c'est vital !

 

Voici un bel exemple de victoire du peuple qui fut accompagné du son de la trompette :

«  Gédéon divisa en trois corps les trois cents hommes, et il leur remit à tous des trompettes et des cruches vides, avec des flambeaux dans les cruches. Il leur dit : Vous me regarderez et vous ferez comme moi. Dès que j’aborderai le camp, vous ferez ce que je ferai ; et quand je sonnerai de la trompette, moi et tous ceux qui seront avec moi, vous sonnerez aussi de la trompette tout autour du camp, et vous direz : Pour l’Eternel et pour Gédéon ! Gédéon et les cent hommes qui étaient avec lui arrivèrent aux abords du camp au commencement de la veille du milieu, comme on venait de placer les gardes. Ils sonnèrent de la trompette, et brisèrent les cruches qu’ils avaient à la main. Les trois corps sonnèrent de la trompette, et brisèrent les cruches ; ils saisirent de la main gauche les flambeaux et de la main droite les trompettes pour sonner, et ils s’écrièrent : Epée pour l’Eternel et pour Gédéon ! Ils restèrent chacun à sa place autour du camp, et tout le camp se mit à courir, à pousser des cris, et à prendre la fuite. Les trois cents hommes sonnèrent encore de la trompette ; et, dans tout le camp, l’Eternel leur fit tourner l’épée les uns contre les autres. Le camp s’enfuit jusqu’à Beth-Schitta vers Tseréra, jusqu’au bord d’Abel-Mehola près de Tabbath. » (Juges 7:16-22)

Nous pouvons remarquer que les trompettes précèdent et accompagnent la victoire. Au passage, il y a ici une très belle image, celle des cruches contenant des flambeaux : La cruche représente l'homme : «  Malheur à qui conteste avec son créateur ! Vase parmi des vases de terre !  L’argile dit-elle à celui qui la façonne: Que fais-tu ? Et ton œuvre : Il n’a point de mains ? » (Esaïe 45:9)

le flambeau qui est dans cette cruche c'est Christ : « La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. » (Apocalypse 21:23)

Le feu, le flambeau dans la cruche, c'est l'Esprit de Dieu en nous. Ce qui va donner la victoire a Gédéon et ses hommes, alors qu'ils sont en sous nombre, c'est l’apparition du flambeau une fois les cruches brisées ; cela indique que notre « moi », notre vieil homme doit être brisé afin de laisser toute la place à Celui qui vit en nous, Jésus, afin que sa lumière brille et fasse fuir nos adversaires des ténèbres. Pour obtenir la victoire en Christ «  Il faut qu’il croisse, et que je diminue » (

Jean 3:30) Mais notons ici que tout cela se passe au son des trompettes.

 

Nous avons bien souvent tendance à nous laisser séduire par les choses de la vie et nous pouvons très facilement nous éloigner de la présence de Dieu. Si le son de la trompette nous ramène dans sa présence, cette trompette nous invite aussi a reconsidérer notre alliance avec Lui et à Lui rester fidèle :

« Ils jurèrent fidélité à l’Eternel à voix haute, avec des cris de joie, et au son des trompettes et des cors ; tout Juda se réjouit de ce serment, car ils avaient juré de tout leur cœur, ils avaient cherché l’Eternel de plein gré, et ils l’avaient trouvé, et l’Eternel leur donna du repos de tous côtés. » (2 Chroniques 15:14,15)

Bien sur, le son de la trompette est aussi un avertissement : « Crie à plein gosier, ne te retiens pas, Elève ta voix comme une trompette, Et annonce à mon peuple ses iniquités, A la maison de Jacob ses péchés ! » ( Esaïe 58:1)

Jésus Lui-même avertit Jean, le prophète, au début de son Apocalypse : «   Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette » (Apocalypse 1:10).

Chacun peut saisir l'avertissement ou pas : «  si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir, et que l’épée vienne le surprendre, son sang sera sur sa tête. Il a entendu le son de la trompette, et il ne s’est pas laissé avertir, son sang sera sur lui ; s’il se laisse avertir, il sauvera son âme. »  (Ezéchiel 33:4-5)

« Heureux le peuple qui connaît le son de la trompette ; Il marche à la clarté de ta face, ô Eternel ! »

(Psaumes 89:15)

Frères et sœurs, Les trompettes ont déjà commencé à sonner et nous le verrons, elle continuent de sonner durant le jour des expiations. En réalité, la fête des trompettes précède et annonce le grand jour des expiations, jour le plus solennel de toute l'année religieuse, jour durant lequel le grand prêtre achève son œuvre de médiation et de purification. Nous étudierons cette fête des expiations plus en détail car elle se retrouve au cœur du livre de l'Apocalypse, liée au sanctuaire céleste et elle est d'une importance capitale ! Jésus achèvera bientôt son œuvre et nous fera entrer dans la terre promise, ou je devrais dire dans « la nouvelle terre promise » (Esaïe 66:22)

De même que les trompettes retentirent avec puissance autour de Jéricho le 7ème jour avant que ses murailles ne s'effondrent, les trompettes résonnent et résonneront encore, précédant la chute de notre monde.

Le royaume de Dieu arrive ; bientôt la petite pierre de Daniel 2 viendra heurter les pieds d'argile et de fer du colosse de l'histoire humaine, la félicité du ciel appartiendra éternellement aux rachetés, par la grâce de Dieu et pour sa gloire ! Nous verrons notre Sauveur « tel qu'il est » et nous vivrons pour toujours à ses cotés !

 

« Voici Je viens bientôt »!

 

« Dieu monte au milieu des cris de triomphe, L’Éternel s’avance au son de la trompette. » (Psaumes 47:6)

 

LA FÊTE DES EXPIATIONS (1)

LA FÊTE DES EXPIATIONS (1) - Les yeux sur Jésus

Lévitique 16 ; Lévitique 23 : 26-32 ; nombres 29 : 7-11

 

Voici la 2ème fête de l'automne appelée aussi jour des expiations (lévitique 23:27)

C'est la fête qui a fait couler le plus d'encre aux auteurs bibliques, elle tient la plus grande place parmi les fêtes . Lorsque on considère le pentateuque (les cinq livres de Moïse) dans sa construction, en laissant de coté le chapitrage qui n'existe pas dans le texte original, on s’aperçoit que le livre du Lévitique est le livre central du pentateuque (le 3ème) et que le jour des expiations est au centre du Lévitique. Le jour des expiations est donc situé au centre, au cœur du pentateuque de Moïse qui lui consacrera un chapitre complet, le chapitre 16.

Il m'est impossible de faire une étude complète sur cette fête, je pense qu'il faudrait des dizaines d'études tant le message de cette fête est riche et primordial. La compréhension de ce jour des expiations se complétera avec l'étude du livre de l'Apocalypse.

Ce jour est appelé par les juifs « le jour du grand pardon ».

Le verbe que nous avons traduit en français par le verbe expier est en hébreu le verbe « kaphar »qui signifie couvrir. La traduction « expier » n'est pas du tout significative du mot « kaphar »

Expier signifie payer pour une faute, kaphar signifie couvrir, ce qui est différent.

En hébreu le jour des expiations est le yom kippour, kippour étant tiré de « kaphar »

Le couvercle de l'arche de l’alliance s 'appelle le kaporet , il couvre l'arche

Nous retrouvons cette même racine dans la kippa qui est le couvre chef des juifs. 

Couvrir est le moyen que Dieu choisi dans son amour pour le salut des hommes

« car l’amour couvre une multitude de péchés. » ( 1 Pierre 4:8)

«  Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène, qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés. (Jacques 5:19,20)

Expier dans la bible est donc couvrir mais couvrir pour « ramener un pécheur de la voie où il s’était égaré »

Le jour des expiations est donc le jour dans lequel Dieu couvre. La version anglaise King James qui traduit expiation par « atonement » est plus juste, at-one-ment signifie aller vers le un, aller vers l'unité ce qui va dans le sens biblique de la réconciliation, de l'unité avec Dieu.

Ce jour des expiations n'est pas à prendre à la légère, Dieu nous dit en ce jour: «  vous humilierez vos âmes  … Toute personne qui ne s’humiliera pas ce jour-là sera retranchée de son peuple. Toute personne qui fera ce jour-là un ouvrage quelconque, je la détruirai du milieu de son peuple. » (Lévitique 23:27, 29,30)

Ce n'est pas que Dieu veut retrancher ou détruire mais celui qui se place hors de sa grâce, celui qui ne veut pas être couvert, celui là ira à la mort. Nous avons vu cette idée dans la pâque :

«  Quand l’Eternel passera pour frapper l’Egypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Eternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. » (Exode 12:23) Ici, Dieu se présente comme celui qui frappe (car Il est juge) mais en réalité Il est celui qui couvre en passant « par dessus la porte ».

 

Tout au long de l'année, l'expiation se faisait par le service quotidien du sanctuaire appelé le perpétuel. C'est au travers du sacrifice perpétuel, par le sang de la victime, que l'homme était pardonné . Le service annuel des expiations est particulier car il ne vise par que l'expiation pour le peuple : «  Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblée. » (Lévitique 16:33)

Une question s'impose : Pourquoi le sanctuaire et ses éléments doivent subir cette expiation ?

Nous avons vu dans l'étude du sanctuaire que celui-ci représentait Jésus lui même et je rappelle ce passage :  «  la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous » (Jean 1:14) le mot « habité » est le mot grec «  skenoo » qui signifie littéralement « tabernaclé » mot qui est incorrect en français et donc traduit par « habité ». Jésus a « tabernaclé », Il est devenu le Sanctuaire de Dieu, le véritable temple. Il fera Lui-même référence à cette vérité lorsqu'il parlera du temple de Jérusalem :

« Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps. »

(Jean 2:19,21).

Si l’œuvre de l'expiation, par le sang de l'animal est une œuvre de justification et de purification, en quoi cela concerne -t- il Dieu ? Dieu aurait-il besoin d'être justifié ?